mardi 22 juin 2010

La vie nous offre de magnifiques cadeaux.

Par le biais de mes recherches sur Internet et au fil de mes lectures, j'ai fait la connaissance d'une Marocaine , Soumiya Jalal, architecte et artiste textile. Interpellée par sa démarche, touchée par son oeuvre et partageant sa fascination pour les matières et les textures, j'ai osé communiquer avec elle à mon arrivée au Maroc.

Le dialogue s'est installé tout naturellement et la magie a opéré entre nous deux, québécoise et marocaine partageant une affection particulière pour le pays de l'autre.

Je désire vous présenter cette femme merveilleuse. Voici deux articles parmi ceux qui avaient alors retenu mon attention. «Soumiya Jalal Mikou, conteuse de textile» et «Une âme d’artiste»

mardi 27 avril 2010

Défis architecturaux à L’exposition universelle de Shanghai 2010



L’exposition universelle de Shanghai 2010 se déroulera du 1er mai au 31 octobre 2010.
Sur la page de Bostom.com du The Boston Globe, 31 photographies ont été publiées dont celles ci-jointes. Des architectures surprenantes et fascinantes. Je suis impressionnée par les choix des matières, les traitements des surfaces. Je suis sensible à la parenté de certaines architectures au textile.
Parmi les photographies présentées, certaines présentent de façon éloquente les conséquences de ce grand projet sur la vie des habitants des deux rives du fleuve Huangpu, entre les ponts Lupu et Nanpu où est présentée l'exposition. Il est malheureux qu'il faille démolir pour bâtir!

dimanche 18 avril 2010

Initiative pour le commerce équitable des tapis ruraux marocains

J'ai découvert dernièrement Alia Kate par mes recherches sur les tapis tissés marocains. Alia Kate qui a travaillé au Maroc. Durant son séjour, elle s'est intéressée particulièrement aux tapis marocains ruraux qui sont exécutés seulement par des femmes. Elle constate alors que souvent les prix offerts aux femmes par les intermédiaires urbains couvrent à peine leur matériel sans reconnaissance du temps d'exécution et de la valeur artistique et unique de leur travail. Choquée par l'exploitation de ces femmes tributaires des caprices tarifaires des intermédiaires urbains, en 2008, Alia Kate fonde Kantara Craft, basé sur le commerce équitable, spécialisé dans les tapis marocains et le textile importé directement de coopératives de tissage de femmes. Le but est de supporter les artisans en réinvestissant une part des revenus dans l'enseignement et dans les initiatives de coopérative de développement commercial. Si, comme moi, vous êtes sensible à cette cause ou que vous désirez découvrir l'univers de ces femmes et leurs créations, je vous invite à visiter le site de Kantara Craft , le blogue «From wrap to weft» ainsi que le site de Moroccan Rug Society. Vous pouvez également joindre le groupe Moroccan Rug Society sur Facebook.

samedi 17 avril 2010

Dentelle et architecture


Ce mur de dentelle métallique a été conçu et réalisé en 2009 par la Dutch Design House Demakersvan pour la façade d'un immeuble d'habitation à La Haye en Hollande. Ce projet d'envergure inaugure une nouvelle relation entre le textile et l'architecture qui est pour moi tout simplement magnifique. Ce tissu métallique haut de gamme combine le métier antique de la dentelle au caractère intime et délicat à celui de la fabrication industrielle qui n'a pas de limite dimensionnelle. Pour découvrir divers projets réalisés par cette compagnie, je vous invite à parcourir le site de Lace Fence

dimanche 11 avril 2010

Artapestry 2

Le site du Forum européen de la tapisserie diffuse un diaporama des oeuvres sélectionnées pour la 2e triennale européenne de la tapisserie ARTAPESTRY 2. La photo ci-contre est issue du même site. Elle offre une vue de cette exposition présentée au Musee Jean Lurçat et de la Tapisserie Contemporaine, en France.

dimanche 7 mars 2010

La mémoire du geste

À la recherche d'un moyen de transposer une ligne fluide et fine dans le tissage de ma nouvelle tapisserie, j'ai exploré diverses techniques, entre autres, celles du driadi et du driadi inversé, mais ce n'était toujours pas l'effet recherché.

Voilà que je renoue avec une technique que j'utilisais dans les années 80 pour la série de tapisseries qui avait pour thème l'arbre. Celle-ci consiste à intégrer au tissage de la tapisserie le tissage aux doigts. Cette technique traditionnelle est utilisée au Québec pour le tissage des ceintures fléchées.
En utilisant un nombre de fils réduit, j'obtiens une ligne qui n'a pas de relief comme dans mes anciennes pièces, mais une ligne fluide et continue qui coure à la surface de la tapisserie. J'ai retrouvé sans peine le geste. Je souris de me voir à nouveau tisser aux doigts et joindre les fils au tissage de la tapisserie comme si je n'avais jamais cessé de le faire.
Un bond dans le temps pour aller plus loin et ailleurs!!!

mardi 2 mars 2010

Retour aux sources

Au Québec, la pratique de la tapisserie haute lisse est relativement récente, elle ne fait pas partie de nos traditions. Mes connaissances de la tapisserie ont trait principalement aux pratiques occidentales. Mes bases techniques ont pour assises l'approche et la facture des Gobelins de Paris qui est essentiellement masculine.

Au fil de mes lectures sur le travail des femmes berbères, je découvre une symbolique, des rituels et une sensibilité se rattachant au tissage sur métier vertical qui sont bien plus anciens et qui appartiennent aux femmes. Cette découverte fait écho aux rapports sensible et intuitif que j'ai toujours eu envers cette forme d'expression, mon attachement aux gestes et mon rapport à la fibre. Des liens se font, malgré les contextes sociaux et culturels complètement différents, entre ma partique et le sens que j'accorde au travail lent de la lisse et l'oeuvre des femmes berbères.

Ce qui m'interpelle encore plus profondément c'est la découverte qu’intuitivement j'ai questionné et abordé de nombreuses symboliques anciennes sans en connaitre l'origine.

Je me conforte à savoir que le sens, le temps et les gestes inhérents au travail de la lisse fait par les femmes transcendent le temps et les cultures.